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Nocivité du bruit

La nocivité du bruit est liée à un certain nombre de paramètres. L’AFSSE dans son rapport « Impacts sanitaires du bruit-Etat des lieux, indicateurs bruit-santé » (2004) rappelle l’incidence des caractéristiques de la source de bruit, du contexte et de facteurs individuels qui peuvent interagir entre eux.

- La qualité du bruit : les bruits de fréquence aiguë (fréquences élevées) sont, à intensité égale, plus nocifs que les bruits graves.

- La pureté : un son pur de forte intensité est plus traumatisant pour l'oreille interne qu'un bruit à large spectre. Mais il faut noter que les sons purs sont peu fréquents en milieu industriel ou dans l’environnement.

- L'intensité du bruit : le risque de fatigue auditive et/ou de surdité croît avec l'augmentation de l'intensité. Il existe une limite au-dessous de laquelle aucune fatigue mécanique n’apparaît.
Dans ces conditions, l’oreille peut supporter un nombre quasi infini de sollicitations. Par exemple, les expositions de longue durée à des niveaux sonores inférieurs à 70-80 dB n’induisent pas de lésions. En revanche, un son très intense procure une sensation désagréable, voire même douloureuse ; 120 dB constituent le seuil de la douleur. Au delà de 120 dB, les tympans peuvent subir des lésions importantes ainsi que les cellules ciliées de l’oreille interne. Des ruptures ciliaires apparaissent avec des bruits impulsionnels dépassant 130 dB crête.

- L'émergence et le rythme du bruit : un bruit impulsionnel ayant un caractère soudain et imprévisible est plus nocif qu'un bruit continu de même énergie.

- La durée d'exposition : pour une même ambiance sonore, plus la durée d'exposition est longue, plus les lésions auditives de l'oreille interne seront importantes. La succession des expositions professionnelle et extraprofessionnelle (discothèques, concerts, baladeurs…) augmente la durée d’exposition, donc le risque de lésions auditives.

- La vulnérabilité individuelle : l’âge, les antécédents infectieux de la sphère ORL, les antécédents de traumatisme crânien, certains troubles métaboliques ou de la tension artérielle peuvent accroître l’effet délétère du bruit.

- L'association avec d’autres expositions à risque : l'exposition au bruit associée aux vibrations et à des agents chimiques ou médicamenteux ototoxiques peut augmenter le risque de traumatisme auditif.

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