Chiffres clé en Île-de-France

D’après la dernière étude de perception des nuisances sonores en Ile-de-France (étude Crédoc pour Bruitparif), le trafic ferroviaire génère beaucoup moins de nuisances sonores pour les Franciliens que le trafic routier ou le trafic aérien. Seuls 3% des Franciliens citent ainsi les circulations ferroviaires comme source principale des nuisances sonores ressenties à leur domicile, contre 33% pour le trafic routier et 7% pour le trafic aérien.

La cartographie du bruit ferroviaire établie dans le cadre de la 1ère échéance de la directive européenne a permis de dresser un premier état des lieux des enjeux en termes de population exposée. Les résultats confirment que l’impact du bruit ferroviaire en termes de personnes exposées est bien moindre que pour la circulation routière ou les survols d’aéronefs. Ainsi, environ 110 000 Franciliens seraient exposés en façade de leur habitation à des niveaux qui excèdent les valeurs limites prises par la France pour le bruit ferroviaire (Lden >= 73 dBA et/ou Ln >= 65 dBA), alors qu’ils sont de l’ordre de 420 000 pour le bruit du trafic aérien (Lden >= 55 dB(A)) et de plus de 1,7 million pour le bruit routier (Lden >= 68 dB(A) et/ou Ln >= 62 dB(A)).

Toutefois, même si le bruit ferroviaire concerne un nombre plus restreint de personnes, les nuisances restent conséquentes. Selon SNCF Réseau, l’Île-de-France concentrerait de l’ordre de 18 000 points noirs de bruit ferroviaire (PNBf) potentiels, soit un tiers des PNBf ferrés nationaux.

Le bruit demeure un des aspects les plus significatifs de l’impact environnemental du transport ferroviaire en Île-de-France, du fait notamment de la densité urbaine et du nombre de circulations ferroviaires. La région parisienne représente ainsi 40% des circulations ferroviaires nationales et 70% des voyageurs quotidiens de l’hexagone. Le nombre de voyageurs a augmenté de 40% entre 2002 et 2012. Chaque jour, 3 millions de voyageurs empruntent le réseau ferré SNCF francilien soit 6 200 trains qui desservent 386 gares.