Les moyens de lutte contre le bruit ferroviaire

Pour diminuer les nuisances sonores, trois types d’actions peuvent être mises en oeuvre : réduction du bruit à la source, limitation de la propagation du bruit, isolation des logements.

Des opérations de lutte contre le bruit, souvent combinées entre elles, sont réalisées par les acteurs ferroviaires (SNCF Réseau en tant que gestionnaire d’infrastructure, SNCF Mobilités en tant qu’opérateur, RATP et STIF) :

Ces opérations font la plupart du temps l’objet de cofinancements apportés par le maître d’ouvrage, les collectivités territoriales concernées (départements, communes, intercommunalités), l’Etat, l’Ademe et la Région Île-de-France.

Les différents modes de traitement du bruit ferroviaire (Crédits : SNCF Réseau)

Réduire le bruit à la source

Afin de réduire le bruit ferroviaire à la source, différentes actions portant sur l’infrastructure, le matériel roulant et l’exploitation peuvent être entreprises :

- Pour les lignes nouvelles :

- Mise en œuvre de longs rails soudés (permet une atténuation du bruit de roulement de l’ordre de -3 dB(A) par rapport aux rails courts).

- Remplacement des traverses bois par des traverses béton (-3 dB(A)).

- Maintenance des voies par meulage périodique associée au reprofilage cyclique des roues.

- Changement des semelles de frein en fonte par des semelles en matériaux composites sur les matériels roulants (diminution du bruit de roulement pouvant atteindre 8 à 10 dB(A)).

- Renouvellement des matériels roulants.

- Traitement des ponts et ouvrages métalliques.

- Expérimentations (écrans bas proches de la voie, traverses composites, procédé pour diminuer les bruits de crissement des freins de voie sur les gares de triage…).

Limiter la propagation

Les protections à la source permettent de limiter la propagation du bruit et de diminuer l’exposition au bruit des riverains. Prenant la forme d’écrans antibruit ou de buttes de terres (merlons), elles sont mises en place au plus près de l’infrastructure ferroviaire. Ces deux types d’aménagements permettent des niveaux de protection équivalents ; le choix de l’un ou de l’autre est guidé par les emprises disponibles (l’écran occupe une faible surface) et l’opportunité de réaliser des traitements paysagers (les merlons en terre sont végétalisés).

Merlon de terre (Crédits : SNCF Réseau)

Ecran anti-bruit le long des voies ferrées à Noisy-le-Sec (Crédits : Bruitparif)

Isoler les façades

Lorsque les protections à la source ne peuvent être mises en place (inefficaces ou économiquement déraisonnables), l’isolation de façade reste la solution. Il s’agit de remplacer les fenêtres des bâtiments à protéger par des doubles vitrages à haute performance acoustique si les vitrages existants ne sont pas suffisants. Les entrées d’air et la ventilation doivent également être traitées. L’isolation de façade permet d’apporter une protection contre les bruits extérieurs de 30 dB(A) au minimum (pour les logements dont le permis de construire a été déposé après le 1er janvier 1996).

Il s’agit toutefois d’une solution de dernier recours car n’agissant ni sur l’exposition lorsque les fenêtres sont ouvertes ni au sein des jardins,

L’option la plus souvent adoptée est le double vitrage, mais il existe également des solutions de double fenêtre pour une efficacité encore accrue. Attention à prendre en compte à la fois l’aspect sonore et l’aspect thermique au moment des travaux, car ils ne sont pas toujours compatibles !

Exemples d’actions mises en œuvre en Ile-de-France

Traitement des Points Noirs de Bruit ferroviaires à Noisy-le-Sec et Bondy

Film SNCF

Film CIDB

Changement des semelles de frein sur les RER